Comptoir des sciences avec Hélène Lubrano

Comptoir des sciences avec Hélène Lubrano, doctorante en neurosciences

Lundi 9 février 2026, dans le cadre du « comptoir des sciences » qui permet des rencontres avec des scientifiques par visioconférence, des élèves suivant la spécialité SVT ont eu l’opportunité d’échanger avec une doctorante en 3e année, Hélène Lubrano.

Les doctorants sont des « bébés chercheurs », c’est-à-dire qu’ils mènent un travail de recherche tout en étant encore étudiants. Ils préparent une thèse de doctorat, un parcours exigeant qui les amènera à un niveau bac + 8. Certains d’entre eux, comme Hélène Lubrano, partagent leur temps entre recherche et enseignement, en assurant des cours ou des TD auprès d’étudiants de licence ou master.

Le parcours d’Hélène Lubrano ne l’a pas menée directement vers ce type d’études, elle est d’abord passée par une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) et c’est ensuite qu’elle a rejoint un cursus universitaire. Son témoignage a permis de montrer qu’il est possible d’explorer différentes voies avant de trouver celle qui nous correspond réellement.

Les travaux de recherche d’Hélène Lubrano portent sur les neurosciences, et plus particulièrement sur l’étude de la douleur. Elle a commencé par interroger les élèves sur la notion de douleur en leur demandant qui pensait qu’elle pouvait avoir un rôle positif. À partir de ces échanges, elle a expliqué de manière très abordable le circuit de la douleur. La doctorante a ensuite présenté les différentes thérapies existantes pour soulager la douleur, en insistant sur les risques associés à certains médicaments à base d’opiacées comme la morphine, l’oxycodone ou le fentanyl. Puis Hélène Lubrano a présenté ses travaux de recherche qui portent sur les canaux ioniques, des « petites portes » situées à la surface des cellules qui permettent des échanges d’ions entre la cellule et son environnement. Mieux comprendre et contrôler ces flux ioniques est une piste pour soulager la douleur et ainsi limiter le recours aux médicaments opioïdes et donc les risques de dépendance.

À l’issue de cette présentation, les élèves ont pu poser des questions variées, par exemple sur le travail en équipe, la différence entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée ou encore le salaire des chercheurs.

Un parcours inspirant de femme scientifique d’aujourd’hui, dans un monde scientifique souvent très masculin, qui on l’espère ouvrira des perspectives et suscitera pourquoi pas des vocations pour nos lycéennes.

Autres articles