Ils sont quatorze : Noa, Ely, Emilien, Farah, Lola, Laurine, Louna, Maxence, Chloé, Léa, Iris, Inès, Savannah et Aurélie, tous engagés dans un projet humanitaire qui leur tient à cœur, et auquel ils s’attèlent à donner forme depuis trois semaines.
En cette période de fêtes qui approche à grands pas, prometteuse en réjouissances de toutes sortes : réunions familiales, agapes traditionnelles et déballages de cadeaux, ils se souviennent des évènements climatiques qui ont touché le département de Mayotte le 14 décembre 2024, marquant à jamais la période de Noël du sceau de la tristesse, de la perte et de la désolation pour les Mahorais, surpris par le déchaînement violent du cyclone Chido sur leur territoire.
Un an après les effets dévastateurs de ce qui fut vécu par la population comme un véritable « choc climatique », la classe de 1ère AGORA s’interroge sur l’aide apportée à la réédification de l’île, consciente qu’il reste encore beaucoup à faire, et raison pour laquelle elle désire apporter sa pierre à l’édifice de la reconstruction en organisant une collecte (ce projet cadre avec les compétences d’organisation, de gestion, de communication et de travail en équipe requises en filière AGORA).
La forme que prendra celle-ci est encore à l’étude, en effet les élèves souhaitent approfondir leur réflexion afin de cibler au plus près les besoins des Mahorais en 2025, puisqu’ils savent que diverses formes d’aide leur ont déjà été apportées.
Alors, ils n’ont pas chômé, ils se sont tout d’abord lancés dans des recherches documentaires afin d’élaborer une « carte d’identité » de l’île, ce qui leur a permis de suivre le tracé et l’intensité de très forte magnitude du cyclone, ils ont également pu dresser le bilan des dégâts occasionnés, ainsi que celui des avancées matérielles un an après le cataclysme. Ce travail d’investigation leur a permis d’avoir une vision plus aiguisée de la situation actuelle à Mayotte.
Tout récemment, ils viennent d’engager une réflexion (avec beaucoup de maturité et de profondeur) sur l’intérêt de servir une cause humanitaire, et plus spécifiquement sur l’impact bénéfique que toute forme d’aide matérielle et psychologique peut apporter aux victimes … impact qui nourrit en retour les « donateurs » dans leur démarche, comme ils ont su le souligner.
Afin d’élargir cette approche réflexive, la classe, encadrée par Mme CHEDOTAL (enseignante en Economie / Gestion) et Mme GNUVA (enseignante-documentaliste) vient tout juste de participer, ce lundi 24 novembre, à deux heures d’échanges enrichissants au CDI avec Hortense BIVIARIFENO, retraitée de l’Education Nationale ayant exercée en tant que CPE au lycée Mézeray.
Celle-ci a pu faire part aux élèves, avec cœur et conviction, de son expérience en tant que bénévole au sein de la CIMADE (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Évacués). Elle a répondu avec précision - données chiffrées à la clé - à la vingtaine de questions préparées par les élèves concernant le fonctionnement de l’association bien évidement, mais également à celles plus personnelles, relatives à son engagement et aux valeurs humaines qu’elle incarne dans les actions diverses qu’elle mène au sein de cet organisme.
Vous serez, sous peu, informés de la forme finale que prendra cette collecte.



